Car l’actualité nous rappelle deux tendances, largement documentées en France (et dans le monde) :
- Les menaces qui pèsent sur les libertés associatives.
- L’importance du fait associatif et des engagements associatifs.
Derrière ces deux faits, un impératif croissant de « résister » à la morosité ambiante et cette envie de baisser les bras qui peut se faire sentir, par épuisement et lassitude, par dépit et catastrophisme, des mots et pensées que l’on entend au quotidien dans nos entourages respectifs.
Une nécessaire résistance, et résilience parfois, pour préserver l’essentiel comme j’ai déjà pu l’écrire récemment.
A redécouvrir au besoin « Préservons l’essentiel… »
Une attention particulière pour maintenir un débat démocratique nécessaire, plus serein, dans des espaces préservés, qui participent à l’émergence d’initiatives solidaires et accompagnent des avancées utiles à toutes et tous. Une façon de construire, ensemble, un monde plus juste, plus durable plus solidaire. Maintenir en vie ces espaces associatifs – tout est dans le mot – où chacun et chacune peut grandir individuellement et faire grandir le collectif : la vie associative…
Réaffirmer la vie associative et un rôle qui participe de la reconstruction d’un « contrat social » qui semble se déliter, fébrile, ici et là, et pourtant fondement, s’il était utile de le rappeler, de la vie démocratique, du « bon » fonctionnement de nos institutions. Ce contrat social, garant d’un vivre ensemble, semble devenir une expression un peu trop connotée pour certains, auquel on ne croit plus pour d’autres. Il est pourtant le fondement d’une société dans laquelle chacun et chacune a la capacité de s’épanouir, et à laquelle, toutes et tous, nous pouvons contribuer à notre façon et à notre échelle, tout au long de nos vies.
Il est important d’accompagner ce contrat social de toute la reconnaissance qui devrait en découler, reconnaissance que l’on doit à toutes et tous pour faire partie et œuvrer à la mécanique monde, grippée parfois, voire plus souvent. Une mécanique « bien » rôdée et où il semble opportun de remettre de l’humain pour cimenter, quoique l’on en dise, des bases fragilisées, par des discours qui s’égarent, au moment même où les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux impliquent de tenir compte de toutes les parties prenantes d’un écosystème global que certains voient déjà s’effondrer.
Est-il utile d’aller plus loin dans le parallèle entre contrat social et contrat d’association ?
C’est peut-être à mon sens tout cela que doit rappeler cet anniversaire, en filigrane : L’importance (oubliée parfois, invisibilisée souvent) d’une société civile organisée, l’importance d’un dialogue préservé dans et hors des associations, l’importance de pouvoir le faire, l’importance de pouvoir le faire vivre et in fine l’importance de faire société.
La France qui (se) bat, ici prend encore un peu plus de sens, en ce jour…
Célébrer ensemble, bénévoles, salarié •es, citoyens et citoyennes, jeunes et moins jeunes, toutes et tous, c’est faire vivre l’esprit associatif et s’offrir des opportunités pour demain : #cooportunité !
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