Bénévolat

Un bénévolat p(e)acemaker !

Je reprends un vieille publication , toujours d’actualité… encore plus d’actualité, et remise au goût du jour! Ce mauvais de jeu de mots osé à l’époque reste intemporel et ma réponse l’est tout autant : définitivement oui!

« Pacemaker » ?!

En introduction, prenons le temps d’y réfléchir et de ce petit rappel de définition : il stimule quand le « rythme cardiaque est trop faible ou s’interrompt, et envoie une impulsion électrique au cœur qui déclenche un battement cardiaque » .

À l’épicentre d’une société en proie au doute et se questionnant constamment sur ses « valeurs » : le bénévolat ramène toujours et encore au plus petit dénominateur commun, l’humain – ce que nous rappelle constamment cette résilience individuelle et collective face aux crises qui se succèdent encore et encore. Un bénévolat doté d’un « cœur » à stimuler sans cesse. Socialement, il invite à la rencontre, à la fraternité et l’entraide, au partage et la solidarité. Par nature, Il associe à l’autre ! Ne parlons-nous pas constamment de #vieassociative ?

« Peace maker » ?!

Vecteur de « paix sociale »  : il participe du #contratsocial et de la recherche constante de l’équilibre dans les relations humaines, sociales, économiques – dans les interactions du quotidien ! Il rapproche les individus, et (re)connecte les uns les autres autant que faire se peut. Il réconcilie parfois et repose des bases communes en invitant à l’échange constant, à l’apprentissage de l’autre, au respect et à la confiance. Une façon de #VivreEnsemble nos différences et nos complémentarités dans un monde qui a parfois bien du mal à en prendre conscience, ou du moins à vivre avec. La mémoire parfois manque…

Je le dis souvent : il s’agit de vivre cette (Reco)nnexion pour (ré)enchanter cette relation parfois trop fonctionnelle au monde et s’inscrire individuellement dans une dynamique collective de changement, au travers ici du bénévolat !

Vous avez dit « Maker »… dans une logique de #FaireEnsemble, d’être le changement ! Cette #cooportunité dont je parle régulièrement, c’est l’à venir, dont nous sommes toutes et tous les parties prenantes que l’on doit asseoir autour d’une même « table » !

Cependant, pour ce faire, plus en profondeur, il est peut-être temps de saisir l’occasion pour changer notre plan de table ! Car bien des batailles se livrent dans nos quotidiens !

« Bénévoler », permet aussi – toujours bon de le rappeler – d’apprendre tout au long de sa vie, au contact de l’autre. L’opportunité constante d’évoluer dans sa façon de voir (et de faire) les choses – quoiqu’on en dise.

Oui, il est toujours possible de changer, n’en déplaise à toutes ces personnes qui nous mettent dans des cases pour définir des stratégies qui laissent une partie du « monde » hors de la salle. Bien entendu, parfois, cela est plus complexe, mais nous ne pouvons-nous permettre de laisser une aire de jeu sans aucune surveillance. J’ai en tête l’image des parents qui veillent sur leurs enfants et s’essayent en continue, avec pédagogie et patience de leur faire comprendre les dangers, les comportements moins adaptés… pas celle des caméras de surveillance et leurs algorithmes, pour nous pénaliser ou nous suivre au quotidien et nous mettre des notes, vous l’aurez compris…

Débattre, échanger, participer et se (re)construire d’une certaine façon, dans un cadre plutôt sécurisé qu’offre l’espace associatif :  ce bénévolat devient une sorte de garde-fou, in fine, de nos libertés individuelles (et collectives) ! Il s’agit souvent d’un point de départ, depuis très longtemps, de pistes et de façons de panser et penser le changement pour #ConstruireEnsemble, #FaireEnsemble. A l’échelle collective et associative, l’exercice pose en théorie un cadre bienveillant, de respect des uns des autres, de confiance qui parfois s’effrite malheureusement au gré de biais mal attentionnés – c’est un point de vue personnel !

Mais individuellement et sortis de ces espaces, quid des écarts de « valeurs » que l’on vit souvent au quotidien, ceux qui nourrissent un sentiment de schizophrénie avec lequel nous semblons devoir vivre par habitude ou lassitude ? Nourrir ainsi sa réflexion et son engagement doit offrir ces billes pour agir à d’autres échelles, dans d’autres espaces qui nous accueillent la plus grande partie de notre temps (de vie). (Re)transcrire ces combats dans tous les espaces de vie est cette opportunité de faire bouger des lignes qui nous paraissent parfois gravées dans le marbre. Mais cela se passe dans un cadre moins sécurisé, assurément, nécessitant de fait, une seconde réflexion, à savoir comment démultiplier ses combats et porter ses valeurs au quotidien dans un contexte autrement plus complexe, qui peut nous paraître parfois si hostile. 

Poursuivre sur une nouvelle voie

Une voie qui ne correspondrait pas à changer de travail mais repenser son travail serait-elle possible ? A son échelle, couplée à sa propre expertise professionnelle, avec une vision à long terme sans se « mettre en danger » pour induire un changement ? Non pas au travers d’une confrontation que l’on perdra bien souvent si portée seul, mais avec une « stratégie » claire pour tenter de réduire par petit pas cet écart de valeurs au quotidien. Enfin mélanger un peu de personnel et beaucoup de professionnel – ou l’inverse – avec toutes les vigilances que cela peut impliquer. En somme, une façon de ne pas de changer de travail mais de changer sa façon de travailler pour y redonner du sens, en cette période où la quête de sens au travail reste un sujet des plus sensibles.

Rassurons-nous : ces combats personnels, nous ne les menons pas seuls et ils se croisent avec ceux de milliers d’autres personnes engagées dans tout autant d’espaces, tantôt individuellement, tantôt collectivement, pour des causes diverses et variées. Il en va ainsi, la #PauseBénévole essaime de la sorte et il est de la responsabilité sociale des organisations associatives que de l’avoir à l’esprit dans leur façon d’accompagner le bénévolat et la vie associative !

Notre rôle clé

Peu à peu, il doit se (ré)inscrire dans cette vision prospective & collective pour que la participation au changement ne soit pas ressentie comme un acte imposé, isolé, impossible et condamné de fait, et que chacun prenne sa place à table, aux côtés d’inconnus – l’occasion de penser le « comment » autour de bonnes pratiques pourquoi pas à partager en guise de plats !

Il y aura toujours ces initiatives dont l’on entendra parler à grand renfort de communication, et puis il y aura toujours celles dont on n’entendra jamais parler, ou peu, voire très peu, passives mais massives in fine – cette « arme de construction passive ». Les changements « systémiques » que nous espérons s’appuieront notamment sur nos propres comportements, nos changements de pratiques et les innovations socialement acceptables que nous aurons pu pousser. Tout ce que nous pourrons construire au fil de l’eau, pour changer peu à peu les maux par des mots écrits avec des lettres que nous aurons choisies et parapher ensemble un contrat social qui nous ressemble, et nous rassemble ! L’enjeu est bien là…

Vous me direz, nous sommes bien loin du bénévolat !

Je vous répondrai que non, nous sommes au cœur de l’engagement citoyen, et le bénévolat est bonne école !

Daniel RENAMBATZ

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Vivre ensemble et construire ensemble…

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