L’autre responsabilité d’une organisation associative : penser le bénévolat et la #PauseBénévole comme un levier de #cooportunité afin de construire l’avenir ensemble!
Penser le changement plutôt que de changer de pansement!
Il est important de panser le présent – gérer «l’urgence» mais penser l’avenir est aussi un impératif sociétal au vu de l’état de nos sociétés «en perte de repères». Un rôle de plus en plus affirmé par nos organisations associatives, un rôle moteur, soyez-en convaincus…
Au-delà de l’action prise stricto sensu, la responsabilité sociétale d’une organisation associative se lit aussi à l’empreinte durable qu’elle laisse à toutes les parties prenantes qui évoluent dans son environnement et qui sont impliquées de près ou de loin dans la réalisation de son projet associatif.
Cela implique de ne pas « sacrifier » l’une ou l’autre de ces parties prenantes à « l’autel de la cause » mais de penser et d’affirmer constamment des « équilibres » et des choix stratégiques forts au prisme des valeurs qu’elle porte dans le cadre de sa mission sociale. Une organisation associative a, de facto, un autre rôle sur lequel elle doit constamment s’impliquer en tant que vectrice de cohésion sociale, d’engagements pluriels, de mobilisations citoyennes, d’apprentissages de l’autre, d’apprentissage tout court, de changements systémiques in fine : l’accompagnement des bénévoles.
Citoyen.nes engagé.es.
Chercher, accueillir et intégrer des bénévoles, engagés pour une l’organisation et une cause, une étape indispensable. Mais toute organisation doit garder à l’esprit qu’investir cette «pause» est un pari d’avenir et qu’il existe un enjeu sous jacent: accompagner chaque bénévole d’un jour ou plus, à devenir «bénévole de toujours» au sens #cooportuniste du termes, avec un autre horizon…
Cette personne passée par la case bénévolat permet effectivement d’essaimer, au quotidien, ce qui «fait société» dans tous les espaces de vie fréquentés et de (ré)enchanter, à sa mesure, cette relation parfois trop fonctionnelle au monde. Il appartient donc aussi à chaque organisation, de diffuser, au-delà de son objet social propre, cet aspect «invisible» et pourtant ADN de son fonctionnement que représente le «construire ensemble», le «faire ensemble» & le «vivre ensemble». Elle l’exprime en théorie au quotidien, au travers de toutes ses actions et dans son organisation.
La vie «associative» – épicentre de la #cooportunité.
Un rôle (et plus-value) : appréhender ce «temps offert», pour semer des graines afin que cette ressource solidaire mobilisée permette tout simplement de cultiver dans l’espace, et dans le temps, l’envie d’avancer et de changer ensemble !
Pourquoi avoir écrit le bénévolat, une arme de construction massive ? Pourquoi avoir pensé si fort, le bénévolat, arme de destruction passive ?
Parce qu’il s’agit de deux étapes essentielles à la #cooportunité : décodexion et reconnexion !
Il est de la responsabilité sociétale d’une organisation associative d’investir la « pause bénévole » en ce qu’il s’agit d’un levier pour rétablir les capacités individuelles et collectives de toutes les personnes qui croisent son chemin de façon ponctuelle ou pérenne. Car s’exerce en théorie, en son sein, une vie démocratique, un apprentissage informel par exemple de la diversité, le débat d’idées, le partage, le tout imprégné de valeurs communes, notamment de solidarité, de fraternité pour d’autres, le respect et l’écoute… une liste, bien entendu, qui se veut non exhaustive !
La #PauseBénévole ne correspond-elle pas alors, en un sens, à une façon de réécrire tout ou partie du contrat social… S’investir individuellement au sein d’une association, c’est aussi s’impliquer dans la vie de la Cité, un acte politique au sens noble du terme. Dans la durée, c’est redéfinir ensemble les fondements de nos valeurs partagées et du vivre ensemble. C’est construire ensemble un espace pour lequel l’on s’investit.
Investir cette pause bénévole a donc pour corollaire une «particip’action» au contrat social qui semble parfois vaciller. L’accompagnement des bénévoles ne doit pas se concevoir uniquement dans la perspective d’une «professionnalisation» mais aussi d’une transmission de «compétences citoyennes» qui, d’expérience en expérience, participerait un peu plus encore à la co-construction d’une mécanique monde dans la durée et la (re)vitalisation du tissu social par « capillarité » ! La voie la plus courte pour rétablir capacités individuelles et capacités collectives pour agir pour un monde plus juste & plus solidaire !