Artificiels

(Des)artificielles relations

Dans notre société en perpétuelle évolution, le changement nous « suggère » – de façon parfois assez oppressante – une adaptation permanente aux environnements dans lesquels nous évoluons de façon hyperconnectée. Et ce, à un rythme qui s’accélère sans cesse, pouvant parfois nous dépasser et nous pousser à nous déconnecter… de nous-même, d’un certain « réel » pour adopter une « posture virtuelle » ! Nous nous devons souvent de « plaire », de correspondre, d’être ce « mouton à cinq pattes » tant choyé, tant dans notre sphère privée que dans notre sphère professionnelle pour faire face, parfois encore, à un mode de vie où la performance devient la norme.

Dans cet environnement, les relations en dehors du cadre « familial et amical » (encore que) s’apparentent alors à des relations fonctionnelles (ce qu’elles sont aussi), déshumanisées parfois.

Cette « relation fonctionnelle » au monde, basée sur la confiance , n’en devient que plus artificielle !

Cette confiance parfois brisée – et l’actualité nous le rappelle constamment – nécessite de régénérer ce lien parfois abîmé au travers de nos multiples interactions sociales. La confiance vacille: la confiance en soi et la confiance aux autres…

L’autre s’apparente de fait, petit à petit, à une contrainte relationnelle. Le cadre contraignant qu’il est devenu prend inconsciemment le pas sur l’opportunité réelle qu’il représente dans nos interactions sociales.

Trouver le chemin de la coopération peut dès lors paraître difficile tant cela demande en investissement en prise de recul  et que nos quotidiens complexes érigent de barrières.

Trouver des espaces de reconstruction devient alors une nécessité, pour (ré)apprendre à vivre ensemble et s’émanciper individuellement et collectivement. Un espace que l’on respecte et qui nous respecte. Un espace où l’on se retrouve dans la simplicité des relations humaines. Où l’on se sent exister et accepté dans l’interaction sociale. Ce qu’offre l’expérience associative que je qualifierai d’espace de  #cooportunité à part entière… Un sas, en attendant de (re)prendre ce rôle qu’est le nôtre dans nos interactions sociales de tous les jours.

S’extraire, un peu – décCODExion – pour se reCOnnecter avec le réel de nos quotidiens, liés les uns aux autres pour nourrir des façons de (ré)investir l’à venir.(…)

Daniel Renambatz

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Vivre ensemble et construire ensemble…

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